Et si le suspense crucial pour l’avenir de l’Union européenne se déroulait à Francfort, plutôt qu’à Bruxelles? Impossible, en tout cas, de considérer comme secondaire la désignation du futur patron de la Banque centrale européenne (BCE), en remplacement de l’Italien Mario Draghi, dont le mandat de huit ans expire le 31 octobre 2019.

«Le fait que la nomination à la tête de la BCE intervienne maintenant est un hasard de calendrier, précisait jeudi, lors du sommet européen de Bruxelles qui se poursuit ce vendredi, un diplomate français. Le mandat du gouverneur ne coïncide pas avec la législature de cinq ans du Parlement européen et les statuts de la BCE ne sont pas ceux d’une institution politique comme la Commission ou le Conseil (représentant les 28 Etats membres).»