C'est une déception alors que les analystes tablaient sur une croissance évoluant au même rythme qu'au deuxième trimestre, à 0,4%.

En comparaison avec le même trimestre de l'année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une hausse de 1,6% dans la zone euro au troisième trimestre, après respectivement une progression de 1,5% au deuxième trimestre.

Le chiffre de la croissance au troisième trimestre n'est pas tout à fait une surprise compte tenu des données publiées vendredi dans plusieurs pays de la zone euro, notamment en Allemagne et en France.

La première économie de la région a vu sa croissance légèrement ralentir (+0,3%) de juillet à septembre, comme cela était attendu. Cela pourrait être une conséquence de l'accès de faiblesse des pays émergents. L'Allemagne exporte en effet à tour de bras vers ces pays, notamment vers l'Asie, et voit avec anxiété le ralentissement de la croissance chinoise.

D'ordinaire à la traîne, la France a en revanche amorcé un redémarrage au troisième trimestre après avoir stagné au cours des trois mois précédents, enregistrant une croissance de 0,3%.

«Nous sommes sortis de cette trop longue période de croissance extrêmement faible, extrêmement poussive, et nous sommes entrés dans une nouvelle phase», s'est félicité le ministre des Finances, Michel Sapin. 

En Italie, la croissance a fait moins bien que prévu (+0,2%) tandis que l'Espagne a confirmé son dynamisme avec une croissance de 0,8% au troisième trimestre.