C’est un vaste débat sur le chiffrement des communications, qui dépasse largement Zoom, que l’entreprise américaine a relancé cette semaine. La société, basée à San José (Californie), a annoncé mardi soir, lors de la publication de ses résultats trimestriels, que tous les appels vidéo payants seront protégés par le chiffrement. Pour les utilisateurs de ses services qui ne paient pas, cette protection ne sera pas disponible. Cette annonce a suscité de vives réactions.

Révélée au grand public lors du confinement grâce à ses services vidéo utilisables facilement sans inscription – ce qui a d’ailleurs causé plusieurs polémiques sur son manque de sécurité –, Zoom a vu le nombre de ses utilisateurs bondir. Ils étaient 10 millions fin 2019, ils sont aujourd’hui 300 millions. La plupart se servent gratuitement de Zoom: mardi, l’entreprise dénombrait 265 400 clients payants – le premier prix est de 15 dollars par mois –, la plupart étant des entreprises comptant au moins 10 employés. Ce sont ces utilisateurs qui ont permis à Zoom d’augmenter son chiffre d’affaires de 169% à 328 millions de dollars, pour un bénéfice de 27 millions.