Zoom a trompé ses utilisateurs durant des années. C’est, en filigrane, ce qui ressort d’un accord annoncé dans la nuit de lundi à mardi, par la Federal Trade Commission (FTC). La puissante commission, qui gère notamment les délits commis par les acteurs du numérique, accusait l’entreprise de ne pas chiffrer les communications vidéo. Zoom, l’un des leaders de ce marché avec Microsoft et Google, a accepté d’être audité durant les vingt prochaines années.

La FTC avait commencé son enquête il y a environ un an. La commission soupçonnait Zoom de mentir à ses utilisateurs. Contrairement à ce que l’entreprise basée à San José en Californie affirmait à ses clients, les communications vidéo n’étaient pas chiffrées de bout en bout. Ce qui signifiait que les appels pouvaient, en théorie, être interceptés. Le mensonge, qui a duré ces quatre dernières années, faisait croire que les utilisateurs disposaient d’un niveau de sécurité maximal pour leurs conversations vidéo. Il n’en était rien. Ce n’est pas tout: contrairement à ce que l’entreprise promettait, des réunions vidéo enregistrées sur ses serveurs durant soixante jours n’étaient pas non plus protégées par du chiffrement.