Malgré la faiblesse des taux d’intérêts et des revenus financiers, le groupe Zurich a accru sa rentabilité l’an passé. L’assureur et prestataire de services financiers a dégagé un bénéfice net de 3,21 milliards de dollars (3,4 milliards de francs), en hausse de 6% par rapport à 2008.

Le résultat d’exploitation s’est pour sa part inscrit à 5,59 milliards de dollars, soit 8% de plus qu’un an auparavant, a annoncé jeudi le premier assureur suisse. Confronté à un environnement difficile, Zurich Financial Services Group a notamment tiré profit de la rationalisation de ses processus opérationnels.

Le programme d’économie «The Zurich Way» a ainsi dépassé l’objectif de 900 millions de dollars de réduction de coûts (après impôts) fixé pour 2009. La compagnie zurichoise estime d’ailleurs être en mesure d’économiser un montant du même ordre de grandeur cette année ainsi que l’an prochain.

Conforme aux attentes des analystes, la performance a trouvé un écho favorable du côté des investisseurs. Peu avant 10h00 à la bourse suisse, le titre s’envolait de 5,2% par rapport à la clôture de la veille, à 243,8 francs, dans un marché en recul de 0,05% (SMI).

Cité dans le communiqué, Martin Senn, qui a succédé en début d’année à James Schiro à la direction de l’assureur, a salué la bonne tenue de la multinationale sur l’année sous revue. Il a en outre souligné que la compagnie des bords de la Limmat affichait au terme de l’exercice écoulé l’un des plus forts bilans de son histoire.

Confronté à l’intensification de la concurrence, Zurich a vu le volume des primes encaissées dans l’assurance dommage (General Insurance) fléchir de 8% à 34,2 milliards de dollars. Exprimé en devises locales, le fléchissement s’est fixé à 4%. Le tassement reflète principalement une activité en baisse en Amérique du Nord et des conditions difficiles sur les marchés européens.

Le ratio combiné, instrument de mesure du rapport entre frais de gestion et charges des sinistres au regard des primes encaissées, s’est amélioré de 1,3 point de pourcentage à 96,8%. Le résultat d’exploitation s’est contracté de 2% à 3,46 milliards de dollars.

Toutefois, hors effets de change, la performance opérationnelle dans l’assurance dommage s’est accrue de 1%. La croissance illustre notamment l’amélioration des résultats en matière de souscriptions, ceux-ci ayant plus que compensé la diminution des revenus des capitaux.

Contrairement aux affaires non-vie, le secteur vie (Global Life) a connu une croissance de 19% de ses primes brutes à 26 milliards de dollars. Le résultat d’exploitation s’est réduit de 1% à 1,48 milliard de dollars. Toutefois, comme pour le segment de l’assurance dommage, il affiche une croissance de 5% en devises locales.

Les affaires américaines réunies dans la division Farmers ont aussi progressé, à la faveur notamment de l’envol de 96% à 6,61 milliards de dollars des primes brutes encaissées dans le secteur de la réassurance. Le résultat opérationnel a gagné 15% à 1,55 milliard.

Les actionnaires profiteront de l’amélioration de la rentabilité du groupe. Le conseil d’administration leur propose d’avaliser lors de la prochaine assemblée générale le versement d’un dividende au titre de 2009 de 16 francs par action, soit 45% de plus qu’il y a un an.