L'assurance européenne poursuit sa restructuration. Le groupe suisse Zurich Financial Services (ZFS) «étudie différents scenarii pour économiser 100 millions d'euros en Allemagne», confirme lundi le porte-parole de cette filiale Dirk-Michael Mitter, suite à un article du journal Handelsblatt. «Cette réduction des coûts peut passer par la suppression de 1000 emplois en Allemagne [ndlr: 17,5% des employés]. Mais ce n'est pas la seule option sur laquelle nous planchons en ce moment. Nous pouvons aussi atteindre cette économie en réduisant les frais de matériel ou en réorganisant le travail», dit-il. La décision tombera d'ici à la fin du mois d'août et pourrait signifier la fermeture de certains bureaux dans les grandes villes, selon Dirk-Michael Mitter.

La somme économisée doit servir à améliorer les produits, les canaux de vente et la position de la marque sur le marché allemand, qui est un des plus important de ZFS où elle détient 4% des parts.

«A l'inverse de la Suisse, l'Allemagne permet l'existence d'un plus grand nombre d'assureurs, explique Roger Degen, analyste à la banque Sarasin. Ils atteignent plus rapidement la taille critique vu la grandeur du marché.»

Cette mesure de réduction des coûts s'ajoute au plan d'amélioration de l'efficacité de ZFS, «The Zurich Way», qui vise 500 millions de dollars d'économies par an jusqu'à fin 2007. Lancé par le patron James Schiro l'an passé, l'abaissement des charges ne doit pas y contribuer au-delà de 20%.

En Europe, les assureurs revoient leur position depuis le rachat de Winterthur par le français Axa pour 7,9 milliards d'euros à Credit Suisse à la mi-juin. A la fin du même mois, le groupe allemand Allianz annonçait la suppression de 20% de ses effectifs sur les 25000 places de travail que l'assureur compte en Allemagne. L'économie de 500 à 600 millions d'euros touche l'ensemble des activités de l'assureur allemand.

Une semaine plus tard, l'italien Generali indique qu'il acquiert pour 3,85 milliards d'euros son compatriote Toro Assicurazioni Group.

En Suisse, ZFS envisage de «créer de 150 à 200 emplois dans les prochains mois grâce à l'intégration définitive de la Genevoise», explique son porte-parole Olivier Michel. Depuis 2002, l'assureur avait biffé 650 postes de travail. Lundi, son action a pris 1,03% à 270,75 francs.