Zurich Insurance pénalisé par une imposition de 33%

Résultat L’assureur présente un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes

La direction prévient que l’environnement devient plus ardu

L’action Zurich n’a guère apprécié les résultats fin septembre du groupe d’assurance. Le titre a clôturé jeudi en baisse de 2,18% suite à l’annonce d’un recul de 16% du bénéfice net attribué aux actionnaires, par rapport à la même période de l’année passée, à 928 millions de dollars. Le résultat net et le bénéfice d’exploitation, lui-même en baisse de 6%, sont inférieurs aux prévisions des analystes financiers.

Tandis que la presse se penche sur les LuxLeaks, le groupe Zurich est pour sa part pénalisé par la hausse du taux d’imposition à 33,4%. «Ce niveau étonnamment élevé s’explique par la perspective d’un taux d’imposition de plus de 29% pour l’ensemble de l’exercice», a indiqué jeudi à la presse George Quinn, directeur financier. Jusqu’ici, l’assureur s’attendait à un taux supérieur à 27,5%. Au cours de sa présentation, George Quinn a indiqué que le taux d’imposition élevé était influencé par plusieurs éléments extraordinaires, ajoutant qu’il était «plus prudent, en raison de la part croissante des activités en Amérique latine, d’anticiper à l’avenir un taux d’imposition effectif d’environ 25% pour le groupe». Précédemment, il prévoyait un taux de 23,5% à long terme.

Dans sa présentation, le directeur financier de Zurich Insurance a insisté sur «l’amélioration» dans l’assurance non-vie, en termes de rentabilité, des «progrès majeurs dans la distribution de produits par le réseau bancaire», et finalement le «retour à la croissance de Farmers (primes en hausse de 0,6%) après six trimestres de contraction».

Au sein des différentes divisions, c’est avant tout l’assurance non-vie qui paraît responsable du résultat d’exploitation inférieur aux attentes. Son bénéfice s’élève à 724 millions de dollars, soit 60 millions en dessous des prévisions. Le taux de frais est également décevant, alors que le résultat des placements dépasse le consensus. Il atteint 2,1 milliards de dollars (attentes de 1,5 milliard).

L’analyste de la Banque Safra Sarasin qualifie de «mitigée» la performance opérationnelle, notamment la croissance en volume.

Le dividende élevé reste l’attrait principal de l’action Zurich, aux yeux des analystes. Mais à la suite des résultats du troisième trimestre, son niveau ne semble nullement en danger.

George Quinn insiste toutefois sur «un environnement plus ardu à l’avenir», notamment en ce qui concerne les prix dans l’assurance non-vie («soft market»), tandis que les taux d’intérêt resteront à un très bas niveau.

L’effort du groupe portera sur les mesures d’amélioration de l’efficience et l’optimisation du portefeuille d’activités.

Le directeur financier de Zurich Insurancea insisté sur «l’amélioration» dans l’assurance non-vie