La banque Vontobel estime l’effet d’une perte (hair-cut) de 30% sur les emprunts souverains grecs, portugais et irlandais ainsi que d’un coût du capital accru en raison des risques italiens et espagnols. Le chiffre de 30% est supérieur aux 21% annoncés après le défaut grec, mais les analystes ont voulu anticiper les risques des prochains mois.

Les auteurs évaluent l’exposition de Zurich Financial Services (ZFS) aux PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne) à 13,777 milliards de dollars (dont 7,7 milliards en Italie), à la fin du premier trimestre. C’est la plus présente dans la région, devant Helvetia 1,1 milliard de francs (en raison de 720 millions en Italie), la Bâloise 985 millions de francs (dont 500 millions en Italie), Swiss Life 795 millions de francs (dont 216 millions en Italie), la Nationale 402 millions de francs (dont 347 millions en Italie).

Hier Swiss Re a présenté ses chiffres au deuxième trimestre. Il en ressort que l’exposition est nulle sur la Grèce et se limite à 78 millions de dollars pour l’Europe périphérique (Espagne, Portugal, l’Irlande et Italie) après une très forte réduction au deuxième trimestre. Il reste à peine 4 millions sur l’Italie et 6 millions l’Irlande.

Sur le bénéfice 2011, l’impact d’une perte de 30% sur les obligations de Grèce, d’Irlande et du Portugal est assez modeste sur les assureurs suisses. Il réduit le bénéfice avant impôts 2011 de 4 à 5% selon l’assureur.