Le fonds anglais Atomico a livré une étude, reprise par techcrunch.com, sur l'intelligence artificielle en Europe. Elle témoigne du dynamisme européen dans les start-up spécialisées dans l'intelligence artificielle et de leur attrait aux yeux des investisseurs mondiaux.

La société de capital-risque affirme que la scène technologique européenne est propulsée par trois nouvelles tendances: la technologie dite «deep tech», un nombre croissant de centres technologiques à travers le continent, et l'intérêt croissant des investisseurs pour les start-up de technologie européennes.

1000 start-up créées en près de deux ans

Les chiffres cité par Atomico sont révélateurs. le fonds affirme que les entreprises de technologie de pointe ont attiré 2,3 milliards de dollars d'investissements, avec l'aide de sociétés comme LinkedIn, Meetup, Stack Overflow, Dealroom.co et la London Stock Exchange. Au cours des 22 derniers mois, près de 1000 start-ups ont été créées en Europe, selon le recensement d'Atomico.

Deep tech, selon la définition d'Atomico, signifie des start-up qui emploient l'intelligence artificielle, elles se concentrent sur la réalité virtuelle ou la réalité augmentée.

Trois sociétés de Zurich

Certaines de ces entreprises sont à Zurich, notamment Teralytics, une société de traitement de données soutenue par Horizons Ventures et Lakestar; Climeworks, qui a compris comment aspirer le dioxyde de carbone hors de l'air et vise à éliminer 1000 tonnes métriques par an de gaz à effet de serre avec sa première usine commerciale juste à l'extérieur de Zurich; et la société Dacuda, fondée en 2009 par des anciens de l’EPFZ, du MIT et de l’Université de Saint-Gall notamment, qui mise sur le fait que les caméras «sont le pont entre le monde physique et le monde numérique». Elle a lancé des applications – notamment en levant des fonds via Kickstarter – permettant de modéliser sa nourriture ou son visage.

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