«Les acquisitions ne constituent pas une stratégie. Elles ne sont qu’un moyen pour atteindre un but», a nuancé George Quinn, directeur financier de Zurich Insurance, lors d’une vidéoconférence, vendredi. Car le groupe d’assurances rachète pour 3,94 milliards de dollars (3,5 milliards de francs) les affaires non-vie de MetLife, une activité enregistrant 3,7 milliards de dollars de primes. En l’occurrence, Zurich Insurance paiera 2,4 milliards de dollars et sa filiale américaine Farmers Group 1,5 milliard de dollars. Est-ce un changement de philosophie pour l’assureur dirigé depuis mars 2016 par Mario Greco?

Un réseau complémentaire

Mario Greco saute aussi par-dessus son ombre de manager très prudent en matière d’acquisitions. Le directeur général n’est pas opposé à ce type de transactions, mais il faut qu’elles remplissent des critères plutôt stricts, notamment en termes de rentabilité. «Il est ouvert aux rachats qui font sens sur le plan stratégique et tactique», indique Simon Wespi, analyste auprès du gérant d’actifs Albin Kistler. Depuis son arrivée au sein du groupe, MetLife représente sa plus grande acquisition. En 2017, le rachat des affaires vie d’ANZ se limitait à 2,2 milliards de dollars.