Si l'on explique le recul des atteintes vasculaires de 11% en Ecosse par l'interdiction de fumer dans les établissements publics, on n'explique pas le recul de 4% de ces mêmes atteintes vasculaires en Angleterre où il n'y a pas d'interdiction. Avec ces chiffres, il serait logique de considérer qu'en Ecosse le recul de ces atteintes n'est en fait que de 7%. Comment le docteur Jean-Pierre Zellweger peut-il affirmer qu'il suffit d'une exposition instantanée et peu importante pour favoriser un accident cardio-vasculaire (LT du 26 septembre)? Est-ce que les médecins traitants demandent à leurs patients non-fumeurs s'ils ont été exposés, même pour un court instant, à la fumée de tabac? Cela n'est pas précisé.

Dans une émission de «Temps Présent» de la TSR en février 2007, il a été clairement établi que la pollution est la principale cause des maladies respiratoires et cardio-vasculaires. Physiothérapeute spécialisée dans le traitement des affections respiratoires, mes statistiques correspondent à celles présentées dans cette émission en ce qui concerne les affections respiratoires: 60% des cas sont dus à la pollution, 13% au tabagisme actif et moins de 1% au tabagisme passif.

Enfin, il est tout de même curieux que cette campagne contre le tabagisme ait été lancée par le professeur Thomas Zeltner en 1996, au lendemain du rejet des initiatives «Jeunesse sans Drogue» et «Droleg». Au cours de cette campagne, on n'a pas cessé de promouvoir la liberté de consommer du cannabis, liberté sur laquelle on devra se prononcer le 30 novembre prochain. Aurait-on essayé de nous faire croire que le cannabis est moins dangereux que le tabac?