L’histoire mouvementée de Florian Burkhardt, un jeune homme qui a fui sa famille lucernoise à 20 ans pour aller vivre son rêve de gloire et son homosexualité à Zurich et Hollywood. Après trois «quarts d’heure warholiens» successifs comme mannequin vedette, webdesigner prodige et concepteur de soirées électros, son parcours se termine dans la désillusion et les troubles phobiques. A moins que ce film ne parvienne à dénouer un incroyable nœud familial… Réalisé par le Saint-Gallois Marcel Gisler, réalisateur gay alémanique auquel on doit des fictions telles que F. est un salaud et Rosie, Electroboy est un formidable portrait qui va bien plus loin que son sujet apparent. Le destin ultramoderne de Florian Burkhardt, avec ses hauts et ses bas, révèle à la fois l’inadéquation profonde du modèle parental traditionnel dans un monde qui ne se reconnaît plus de frontières et les leurres d’une célébrité trop virtuelle et fabriquée. Tout en contribuant à une sorte de thérapie familiale, le cinéaste conserve la bonne distance face à ses interlocuteurs, faisant œuvre de sismographe de notre époque.