Ce site, conçu par le journaliste Anastasios Papapostolou, met en relation ceux qui cherchent un job et ceux qui offrent des places. Jusqu’ici rien de nouveau, si ce n’est que cette plateforme est dédiée aux Grecs. Parce des millions d’entre eux prospèrent dans le monde pendant que leurs compatriotes galèrent. (Environ une personne sur quatre est au chômage aujourd’hui dans le pays). Et parce que la Grèce n’a pas besoin de dons, elle a besoin de jobs, dit le concepteur du site.

Son idée, se défend-il contre les critiques qui l’accusent de pousser ses compatriotes à l’exode, n’est pas de saigner un peu plus le pays en incitant les Grecs à partir, mais de promouvoir des compétences qui peuvent s’exporter sans se déplacer. Créer un site, monter une vidéo, designer une carte de visite, traduire des documents: pour réaliser ces tâches, nul besoin d’être assis dans le même bureau, ni même sur le même continent.

«Pour tous ces travaux qui peuvent être faits à distance, pensez à engager un Grec. Les Grecs ont du talent, et bien que l’opinion publique est contre eux récemment, nous savons que dans les bonnes conditions, ils produisent de merveilleux résultats, un atout qui a aidé les membres de la diaspora grecque dans le monde entier».

Mais, en parcourant les profils sur hireagreek.com, c’est l’envie de partir qui se lit entre les lignes de nombreux CV, à l’image de cette femme de 27 ans qui cherche «n’importe quel travail hors de son pays». Seulement un quart des Allemands pensent que la Grèce devrait rester dans la zone euro, selon un sondage publié lundi dans le Financial Times. Combien de Grecs pensent encore qu’ils devraient rester en Grèce?