Plus qu'en Suisse – une chute de 6,1% –, les places boursières dans le monde ont enregistré lundi des dégringolades record, Paris en tête avec un effondrement supérieur à 9%. Le Dax allemand a chuté de 7,07%, Londres de 7,85%, Milan de 8,24%, Amsterdam de 9,14%. A New York, le Dow Jones a perdu près de 800 points en séance – il a clôturé en sursaut à -3,54% –, provoquant un choc chez les investisseurs et aggravant en retour la débandade en Europe. «Maintenant c'est la grande braderie», le slogan c'est «cash, cash, cash», a expliqué à l'AFP un courtier de Francfort. «Il y a un mouvement de dégoût total, les investisseurs liquident tout», observe Michel Juvet, à la banque Bordier. La confiance est minée. Entre banques où, signe de la réticence des établissements financiers à se prêter de l'argent entre eux, le taux interbancaire à trois mois offert à Londres (Libor) restait à un niveau exceptionnellement élevé. Confiance évanouie auprès de la population inquiétée par les déclarations cacophoniques des gouvernements annonçant en ordre dispersé des garanties exceptionnelles pour les dépôts des particuliers. La dernière en date est celle du gouvernement islandais prêt à prendre le contrôle de toutes les banques du pays nordique pour faire face à la crise financière.