Mardi 4 octobre 2022 à 19:00
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C’est une problématique qui occupe les services de l’Etat et donne du fil à retordre aux politiques. La gestion du loup et des conséquences des attaques sur le bétail devient de plus en plus sensible depuis le retour du prédateur en Suisse dans les années 1990 et la résurgence de meutes. La semaine dernière, le Conseil des Etats a accepté un projet de modification de la loi sur la chasse qui permettrait aux gardes-faune d’abattre des loups de manière préventive s’ils deviennent trop hardis. En septembre 2020, le peuple suisse s’était pourtant opposé à une révision de la loi allant dans ce sens.

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Depuis l’an dernier, le canton de Vaud vit une situation inédite en la matière, puisque des loups s’en prennent non seulement aux chèvres et aux moutons, mais également aux bovins qui sont omniprésents sur les alpages du Jura. Deux loups ont été abattus par les surveillants de la faune ce printemps, et d’autres tirs sont prévus.

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Du côté des éleveurs, la situation est «tendue» cette année, d’après Stéphane Teuscher, directeur de Proconseil (Prométerre), l’un de nos invités. En cause: la sécheresse ainsi que la menace du loup, auquel 15% des alpages vaudois (25% dans le sud du Jura) sont vulnérables, selon une récente étude. Pour Benoît Stadelmann, du WWF, des solutions existent pourtant pour protéger les troupeaux, et un travail important est fait sur le terrain pour les mettre en pratique. Il est également venu en débattre, de même que Rebecca Joly, cheffe de groupe des Vert·e·s au Grand Conseil, et Claude-Alain Gebhard, qui élève des vaches allaitantes bios.

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