Le village de Shanxiacao, à 300 km au sud-ouest de Shanghai, est sous bonne garde: à l’entrée de la route principale, une dizaine d’hommes tiennent un barrage filtrant, protégés de la pluie battante par des grandes tentes. Policiers et cadres du village sont là pour vérifier que seuls les habitants puissent passer. Ceux qui veulent rentrer doivent avoir fait contrôler leur température. Ceux qui veulent sortir doivent avoir une bonne raison. Le village est fermé depuis deux semaines. «Nous sommes très stricts. Ici, c’est très bien gardé, les gens n’ont pas le droit de sortir de chez eux», affirme le chef du village, Wen Yueming, un quinquagénaire au crâne rasé sur les côtés. Derrière lui, des arbres en pot, l’une des activités du village, qui ne pourra rien vendre avant la fin de la quarantaine. «La santé est plus importante que l’argent», justifie le chef du village.

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