Barack Obama avait fait l'impasse sur la Floride lors des primaires démocrates. Et, semblant tenir cet Etat pour acquis, John McCain n'a commencé que très tard à faire campagne sur ces terres où George Bush l'avait emporté avec une avance de cinq points en 2004, quatre ans après que cet Etat eut connu l'incroyable l'imbroglio entre Bush et Al Gore. La campagne d'Obama, ici, a joué l'une de ses plus importantes cartes stratégiques. Elle a mis sur la table des moyens considérables pour partir à l'assaut de quelque 1,5 million d'électeurs qui lui faisaient défaut.

A l'instar d'autres «swing States», le sort de la Floride est encore incertain, et les perceptions dépendent autant des différents sondages que de l'interprétation que chacun donne d'eux. Mais si le vote anticipé peut fournir une indication, elle est incontestablement optimiste pour l'équipe du démocrate. Les électeurs qui font la queue devant les bureaux de vote semblent très clairement favoriser Barack Obama. Et rendent nerveux les républicains.