Arthur Brennan est venu mettre fin à ses jours dans la forêt d'Aokigahara, au pied du mont Fuji, comme beaucoup avant lui. Alors qu'il a trouvé l'endroit parfait, il aperçoit soudain un homme égaré, le Japonais Takumi Nakamura, et se porte à son secours. Sauf qu'il n'est de loin pas aussi aisé de ressortir de ce lieu étrange que d'y entrer… Flop retentissant de la dernière compétition cannoise, The Sea of Trees suscite bien des inquiétudes quant à la carrière d'un Gus Van Sant. Après les déjà décevants Restless et Promised Land, notre auteur désormais sexagénaire aurait-il tourné le dos à ses velléités expérimentales pour adopter les clichés hollywoodiens les plus éculés? C'est en tout cas ce qui rend ce scénario de Chris Sparling (Buried, avec Ryan Reynolds), même pas tourné au Japon, si insupportable. Tout y paraît téléphoné et maladroit, du survival élémentaire au pseudo-mysticisme en passant par le déchirement d'un couple en flash-back. La photo est splendide et les comédiens font de leur mieux, ils ne parviennent hélas pas à sauver l'entreprise du ridicule.