Dans la bourgade de Bad City, lieu de tous les vices où suintent la mort et la solitude, le jeune Arash rêve d'ailleurs plus romantiques. Mais son père Hossein, un vieux junkie en fin de vie, et Saeed, un dangereux proxénète et dealer auprès duquel il s'est endetté, l'en empêchent. Lorsque surgit une mystérieuse jeune femme voilée, l'amour entre en jeu et la passion rouge sang éclate… Petite sensation du festival de Sundance, sélectionné pour faire la clôture de celui de Fribourg, A Girl Walks Alone at Night est un ovni du cinéma américain indépendant tourné en noir et blanc - et en langue farsi! - par une jeune cinéaste d'origine iranienne. Mais passé la découverte d'un paysage mental et la vision d'une femme vampire en tchador sur un skateboard, le film patine sérieusement. Entre ceux qui goûteront à cette rêverie féministe en forme d'exercice de style 1980 (post-Lynch, Ferrara et Jarmusch) et ceux qui en auront surtout ressenti son manque de cohérence et un certain ennui, les avis risquent d'être très partagés.