Eternellement chapeauté, engoncé dans un costume de flanelle, Gregory Porter ravit les amoureux du jazz, ceux de la soul et tous les autres au fond desquels résiste une âme romantique. Sa voix est un océan aux atmosphères changeantes. Le Californien est capable dans la même phrase de rugir d'un Motown ressuscité puis de réhabiliter le satin de tous les crooners d'antan. Il est la coqueluche imperturbable de ceux qui regrettent infiniment le timbre de Curtis Mayfield et de Johnny Hartmann. La joie de chanter, très simplement.