C'est un spectacle qui mêle musique et arts visuels. Soit une rencontre entre le guitariste Matteo Mela et le plasticien Nicolas Müller dans l'écrin industriel du bâtiment ARCOOP, à Carouge. L'enjeu de Lisières: Délié? Partir à la rencontre de ce qui crée des connexions entre territoires voisins. «Comme une invitation, la fine bordure qui annonce un ailleurs – une forêt, un champ, une vague, une image ou une mélodie – signale un changement qui nous engage vers de nouveaux mondes, expliquent les auteurs du projet Denis Schuler et Béatrice Zawodnik. A la limite de la matière sonore, la musique rencontre le visuel de la performance ou de l'installation et la frontière pointillée devient le lieu de la découverte.» Jouant sur le trait, avec une peinture fraîche dessinant un quadrillage qui se désorganise, Nicolas Müller esquisse un espace sur lequel Matteo Mela évolue et à partir duquel les notes jaillissent. Des œuvres contemporaines (dont la Serenade de Sofia Gubaïdulina) dialoguent avec des pièces baroques du XVIIe siècle. Un répertoire croisé qui laisse l'auditeur dans un état contemplatif, alors qu'apparaît discrètement la sonorité plurielle d'un groupe de jeunes élèves musiciens du Conservatoire populaire.