Guy Oberson, visages noyés

Le peintre allie la figure et le paysage, dans de presque monochromes. Son œuvre, à la frontière de l'abstraction, s'expose au Musée d'art et d'histoire de Fribourg

Le peintre Guy Oberson est l'auteur d'une peinture qui se joue des flous, fait remonter l'image, mais une image elle-même trouble, chaotique, à la surface d'un fond noyé de brume. L'artiste fribourgeois traite la figure un peu comme un paysage imprécis, en passe de se diluer et de couler. Intitulée Erreur de paradis, son exposition monographique, au Musée d'art et d'histoire de Fribourg, allie justement les portraits et les paysages, à la frontière de l'abstraction, à la frontière du néant.

Ces paysages rappellent les voyages en Palestine, en Chine ou au Canada, aux côtés de l'écrivain Nancy Huston, compagne de l'artiste. Ils arborent des couleurs elles aussi fondues, réduites à un noir très prégnant, et à des tonalités camaïeux. Au-delà de l'indécision des contours, la forme affiche une puissance contenue. Quant au titre, gageons qu'il trouvera son explication dans l'exposition même… Né en 1960 à Mézières, dans le canton de Fribourg, Guy Oberson a tâté de différents métiers avant de pouvoir se consacrer à la peinture.
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