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«Ici, c’est le paradis»

Cet été, «Le Temps» propose chaque semaine une carte blanche à une ou un photographe romand. Troisième épisode: Paolo Battiston

Le Locle a cette réputation d’être un lieu perdu, un peu écorché, perché bien trop haut dans les Montagnes neuchâteloises.

 

J’y ai grandi, j’en suis parti. Mais je sais qu’il y a bien plus à trouver dans cette ville que les images grises qu’on lui a collées. Il me fallait en montrer d’autres.

 

J’ai donc pris le parti d’aller voir cette succursale de la ville que je ne connaissais pas: son camping.

 

Et m’y suis trouvé surpris d’y rencontrer, en très grande majorité, des locaux, installés là pour l’été, pour y prendre des vacances de leur appartement.

 

Tous, ce sont des personnages, des beaux gars, travaillés par la vie, qu’il m’a d’abord fallu apprivoiser, comme souvent là-haut, autour de quelques verres.

 

Puis quelque chose en eux s’est ouvert.

 

Ils m’ont montré leur coin de paradis, il m’ont raconté leur magnifique dépaysement, juste là, à deux pas de chez eux, dans leur caravanes et leurs baraquements.

 

Dans le bien nommé camping La Belle Verte, posé dans un coin de forêt.

 

Paolo Battiston, né au Locle en 1976, vit à Genève. Après douze ans à la Tribune de Genève, où il travaillé en tant que photographe de presse et iconographe, il a rejoint l’équipe de la rédaction photo du Temps l’année dernière.

 

Cartes blanches précédentes:

Foire du chrome, par David Wagnières

Une histoire d'eaux, par Léa Kloos