Un humble boulanger et sa femme sont frappés d'un sort qui a rendu leur union stérile. Mais un jour, la sorcière responsable leur laisse entrevoir une possibilité de le lever, en lui ramenant quatre ingrédients très rares. Ils s'enfoncent alors dans les bois, où ils vont croiser Cendrillon et le Petit Chaperon rouge, Jack (au haricot magique) et Raiponce… Pour sa troisième comédie musicale après le mémorable Chicago et le moins heureux Nine, l'ex-chorégraphe Rob Marshall s'est tourné vers la Rolls du genre: Stephen Sondheim. Créée à Broadway en 1987, Into the Woods s'inspire aussi bien des contes de Grimm et de Perrault que de leur psychanalyse par Bruno Bettelheim. Plusieurs contes s'y croisent donc afin d'explorer nos rêves et nos désirs, le passage de l'innocence à l'expérience. Malgré une réalisation qui se repose trop sur les effets spéciaux (comme La Belle et la Bête de Christophe Gans), cette production Disney reste fidèle, avec un second acte plus sombre qui donne toute sa profondeur à l'œuvre. Après l'admirable Sweeney Todd de Tim Burton, Hollywood aurait-il enfin saisi le génie de Sondheim?