Le Centre Pompidou inaugure une galerie dédiée à la photographie. 200 m2 en accès libre, au sous-sol, et la volonté de plonger plusieurs fois par année dans la collection d'images du Musée national d'art moderne. Avec 40 000 épreuves et plus de 60 000 négatifs, l'ensemble présente une histoire complète du médium, des années 1850 à aujourd'hui. Les œuvres de Brassaï, Man Ray ou Brancusi en sont quelques points forts.

Le surréalisme y occupe une place importante et c'est l'un de ses représentants, Jacques-André Boiffard, qui a été choisi pour débuter l'histoire. Il est le «dernier grand photographe surréaliste à n'avoir encore jamais fait l'objet d'une exposition rétrospective dans un musée», note l'institution. Après lui, une exposition collective rassemblant «des artistes pour lesquels la photographie est le sujet même de l'œuvre», tels André Kertész, Patrick Tosani ou Wim Wenders. Plus tard, au cours de l'été, les travaux d'Anna et Bernhard Blume sur les phénomènes paranormaux.