C'était en 1994. Il y a vingt ans, inutile de préciser. Un saxophoniste norvégien amoureux des réverbérations, compagnon de Keith Jarrett, du joueur de tabla indien Zakir Hussain et des runes septentrionales, découvrait le chant grégorien en compagnie des Anglais pointus du Hilliard Ensemble. Des voix, du souffle, la mystique médiévale, des publicités sur TF1. Le label allemand ECM se voyait alors propulsé dans les lecteurs CD de ceux qui n'achetaient presque jamais de CD. Vingt ans et trois albums plus tard, le souvenir nébuleux d'Officium dans la tête, ils reviennent ensemble pour une tournée d'adieu.