Il aurait pu continuer d’accompagner Sophie Hunger. Il aurait pu aussi se contenter du trio magicien de Colin Vallon où il ne croit qu’en les contretemps. Julian Sartorius, chevelu, barbu, dégingandé comme il faut, a remarqué qu’il est capable (seul sur ses fûts) de transporter une salle bondée. Il compose des chansons chaque matin pour se mettre en train. Il écrit des livres-disques qui sont autant de journaux intimes. Mais il est capable surtout de démontrer en deux coups trois mouvements que la batterie est une chose intacte qui remue les fondements sans jamais renoncer à son pouvoir dansant. Un petit miracle à voir au moins une fois.

Sion. Ferme-Asile, sa 27 septembre à 21h. (Loc. 027 203 21 11 / www.ferme-asile.ch).