C'est devenu la norme: gagnant en équipements de confort et de sécurité, chaque nouvelle génération de voitures prend des kilos et du volume par rapport à la précédente. Or Mazda vient de montrer que cette tendance inflationniste n'est pas une fatalité. La petite Mazda2 est plus légère de 100 kg que sa devancière, passant du coup en dessous de la tonne (955 kg en version 1,3 litre).

Les ingénieurs de la marque nippone ont d'abord utilisé des aciers à haute limite d'élasticité pour certains éléments de la coque. Plus fin, léger et résistant qu'un acier traditionnel, il s'obtient par des procédés chimiques et de cuisson spécifiques. S'il est plus cher au kilo, il est aussi employé avec plus de parcimonie, ce qui abaisse d'autant le coût de ce matériau très technologique.

Toute la conception de la petite voiture a été revue dans cette perspective d'allégement. Le câblage électrique a été raccourci: 2,86 kg en moins. Changer les aimants en ferrite des haut-parleurs par des aimants au néodyme et réaliser des moulages plastiques en une pièce a permis de récupérer près d'un kilo. Le dessin différent des suspensions a fait gagner 13 kilos. La butée plus petite et les charnières plus fines du capot avant ont épargné 0,69 kg. Le simple fait de diminuer de quatre cm la longueur de la voiture l'amaigrit de quatre kilos.

Ce gain de poids de 10% se reporte heureusement sur la consommation de la Mazda2. Equipée de l'alerte 1,3 litre de 86 ch, elle consomme environ 6 litres/100 et dégage 129 g/km de CO2. Mais, s'il est plus léger, le châssis est aussi plus rigide. C'est parfait pour la précision et l'agilité de la voiture. Mais, conjuguée à des suspensions elles aussi plus raides, cette rigidité empiète sur le confort général de la voiture.