L'art contemporain, un «bien public»

Le Musée Rath réunit les collections de quatre institutions genevoises

«Tous pour un! Un pour tous!» La devise des Trois Mousquetaires, plutôt que celle des Suisses, qui en est l'inverse, pourrait aussi être celle de l'exposition Biens publics. Celle-ci réunit en effet les collections du Musée d'art et d'histoire, des Fonds municipal et cantonal d'art contemporain et du Mamco. Quatre institutions, comme les mousquetaires donc, qui depuis plusieurs décennies s'enrichissent d'œuvres contemporaines dont trop peu vivent sous les yeux des Genevois auxquels elles appartiennent pourtant.

L'initiative vient de Christian Bernard, directeur du Mamco, musée à mi-chemin entre le public et le privé et qui fête ses 20 ans. Il est le commissaire général de Biens publics, chaque fond ou musée proposant les artistes qu'il désire. Dans les espaces du Rath, les œuvres devraient se distribuer en territoires géographiques (les artistes sont Genevois, ou Suisses essentiellement) ou par genre (peinture abstraite, dessin, vidéo…); en monographie ou en dialogue entre deux ou trois plasticiens (Balthasar Burckhardt et Marie José Burki par exemple).

Ce sont les réserves qui sont ici valorisées, mais l'exposition veut aussi souligner l'importance de la commande publique pour que l'art et les artistes ne soient pas soumis à la seule loi du marché. Ainsi deux installations ont-elles été réalisées spécialement pour l'occasion par Mai-Thu Perret et Christian Robert-Tissot.
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