Les pays industrialisés ainsi que les grands pays émergents ont consacré 3000 milliards de dollars dans divers programmes de relance, d’aide aux entreprises malades (notamment les secteurs financier et automobile) et de soutien aux consommateurs.

Grâce à une politique de taux d’intérêt très bas, les grandes banques centrales ont assuré l’accès aux crédits sur le marché. Résultat: même si la bataille est loin d’être gagnée, notamment sur le plan de l’emploi, une amorce de reprise se dessine. Le FMI a révisé sa prévision de croissance vers le haut. Ce retournement de situation s’est toutefois opéré par une aggravation des finances publiques. Le déficit des Etats du G20 passera de 1,1% de leur produit intérieur brut en 2008 à 6,9% en 2010. L’endettement des pays industrialisés passera de 80% de leur PIB à 110% durant la même période. Cette situation fait craindre une hausse de l’épargne et un nouveau ralentissement.

Le FMI cherche de l’argent

Le FMI vient d’émettre des «Droits de tirages spéciaux» équivalant à 280 milliards de dollars. De plus, il a décidé de vendre une tonne de son or. Mais il a toujours besoin de liquidités pour faire face à ses besoins. Des pays émergents disposent de réserves colossales, mais rechignent à lui prêter. Ils exigent une plus grande voix dans la prise des décisions. Les Etats-Unis entendent ce raisonnement, ce qui n’est pas le cas des Européens surreprésentés au sein de l’institution.

Le protectionnisme

En dépit des engagements pris aux précédents sommets, les pays du G20 ont multiplié des mesures protectionnistes. Paradoxalement, ils n’arrêtent pas d’appeler à conclure Doha qui vise à libéraliser davantage le commerce des produits et des services.