De l’énergie pour 160 foyers

Le toit en légère pente de l’usine SES à Plan-les-Ouates a été aménagé en petite centrale photovoltaïque en 2007. 170 chaînes de 16 panneaux contenant des cellules monocristallines occupent une surface de 3395 mètres carrés, soit près de la moitié d’un terrain de football. La production électrique annuelle moyenne, de 595 000 kWh, couvre les besoins de plus de 160 ménages.

«Cette installation est emblématique par sa taille et son intégration au bâtiment», explique Jean-Christophe Hadorn. Elle a reçu, en 2008, le Prix Solaire Européen. Les panneaux photovoltaïques, recouverts de verre renfermant les cellules et constitués de cinq couches collées, ont coûté quelque 5 millions de francs. Vendue aux Services industriels genevois (SIG), l’installation se situe au quatrième rang des centrales solaires genevoises, avant la mise en service, prévue début 2012, de la couverture des halles de Palexpo qui remplira les besoins en électricité de 1200 ménages.

Genève, qui n’hésite pas à acheter l’énergie photovoltaïque en anticipant le versement des subventions fédérales, est en pointe dans la promotion du solaire. Les SIG garantissent la reprise du courant à un tarif fixe de 34 centimes le kWh. L’objectif visé est une puissance solaire installée de 15 MW en 2015, de quoi fournir plus de 4000 ménages en électricité, alors que 7,8 MW sont aujourd’hui en fonction. Si la filière suisse de production électrique fonctionne, celle de fabrication des éléments photovoltaïques tire la langue.

A l’exemple de l’usine SES de production de tuiles solaires, en panne faute de financement pour passer à l’échelle industrielle. «Le marché suisse est trop petit et l’aide aux entreprises innovantes en démarrage trop faible», regrette Jean-Christophe Hadorn.