Voiture autonome

BMW veut vaincre la peur des voitures sans conducteur

Le constructeur allemand travaille avec des psychologues pour rassurer les passagers de ses futurs modèles autonomes

Peter Schwarzenbauer, membre du conseil d’administration de BMW AG, en est sûr et certain: en 2030, il n’y aura plus aucune voiture conduite par un humain dans les rues des villes. Lancé par les mammouths de la vie numérique (Google et Apple dans la foulée), le trend du véhicule autonome c’est aussi la grande affaire des constructeurs automobiles qui mettent toutes leurs billes dans cet avenir à la fois économique et écologique.

Une voiture autonome en 2021

Le fabricant allemand se dit prêt à commercialiser à grande échelle sa première voiture sans conducteur en 2021. Car l’auto sans pilote, c’est la promesse de rouler propre (les moteurs sont tous électriques) et de réduire le nombre d’accidents à 0. Reste un hic et de taille: l’impact psychologique du passager qui va devoir s’habituer à laisser le contrôle total de sa vie à une machine. Et là, ça coince. «La législation et tout l’aspect qui touchent aux assurances sont déjà en train de voir comment s’y adapter. Mais la principale barrière pour que cette technologie aille de l’avant reste le facteur humain», analyse le représentant du fabricant allemand au magazine «Dezeen».

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Du coup, BMW a pris les devants. «Nous travaillons avec des psychologues pour étudier la bonne approche pour que les gens se sentent en sécurité dans ces véhicules. Je pense aussi que ce blocage est un problème de génération. Mon fils de 19 ans n’aura sans doute aucun problème à sauter dans une voiture conduite par un robot. Les personnes plus âgées, par contre, éprouveront de la peine à s’y fier.»

Siri au volant

La solution? Elle pourrait passer par la personnalisation de ces nouveaux systèmes de gestion automatique du quotidien. C’est déjà le cas avec Siri, la voix amicale d’Apple, ou Alexa, celle des appareils de domotique produits par Amazon. Lesquelles commencent à nouer un lien de confiance avec leurs usagers. «De la même manière, on pourrait imaginer un avatar, un compagnon ou n’importe quoi d’autre. C’est la voie qu’empruntent les entreprises de technologie qui se lancent dans l’auto autonome.»

Manière de dire que BMW, et sans doute d’autres constructeurs, envisagera peut-être la chose différemment. Car l’enjeu est éminemment économique, voire vital. Aucune marque automobile n’a les moyens de développer ces écosystèmes dont les géants de la tech sont désormais les experts. Mais frayer avec eux, c’est aussi prendre le risque de perdre son indépendance. Reste à être fins psychologues.

Un éditorial: Voitures autonomes: du fantasme à la réalité

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