Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire

mode masculine

Les adresses secrètes d’un dandy italien

L’élégance n’est pas élitiste, elle n’est pas transmissible et ne dépend pas de la richesse, elle ne s’enseigne pas non plus. Mais il est bon d’en connaître certains hauts lieux

L’homme italien s’habille pour se plaire et plaire! C’est la maxime suivie par les élégants des années 1800 et 1900 et ce jusqu’à nos jours. Des personnages comme Gabriele D’Annunzio, Gio Ponti, Gianni Agnelli, Totò (Antonio prince De Curtis di Bisanzio), Emilio Pucci, Luchino Visconti, Luigi Pirandello, pour ne citer qu’eux, ont laissé, certains consciemment d’autres sans le vouloir, avec une médiatisation calculée ou avec nonchalance, l’image d’une élégance impeccable, pratique, fascinante et surtout faite sur mesure puisque imaginée et créée pour eux et par eux.

Le peuple italien, quelle que soit sa classe sociale, loue et vante le goût national pour la «bella figura». Un exercice collectif quotidien d’ostentation. Il suffit de jeter un œil sur la foule du dimanche sur la place d’une ville ou d’une province quelconque en Italie pour se rendre compte du plaisir que les Italiens prennent à être en perpétuelle représentation. A cette attitude correspond l’habitude très italienne de regarder, d’observer. Les yeux s’arrêtent sur les poses et les personnes posent parce qu’elles savent qu’elles vont être regardées. Sous cette constante observation, le vêtement se doit d’être seyant, d’exposer le meilleur et de cacher le pire.

Puisque le meilleur de soi est souvent considéré aussi bien de façon quantitative que qualitative et qu’il se confond des fois avec le «toujours plus». S’y greffe aussi la recherche du détail. De là sont nés la passion pour la qualité des tissus et le traitement maniaque pour les éléments particuliers, les finitions, qui confirme ce que l’on veut mettre en valeur à première vue: le mouchoir de soie dans la poche poitrine de la veste (forcément de couleur vive), l’une des boutonnières de la manche ouverte, pour bien montrer qu’elles ont été faites par un tailleur, comme la chemise d’ailleurs, à rayures, à carreaux en couleur ou blanche mais confectionnée avec un tissu déniché chez un fournisseur secret, le pli, impeccable, du pantalon (sans ceinture), les gants (créés par un artisan gantier), la cravate sur mesure, les boutons de manchette et jusqu’au caleçon souvent coupé dans le même tissu que la chemise.

Où trouver tout cela?

Publicité
Publicité

La dernière vidéo lifestyle

Les secrets d'un dressing minimaliste

«Moins, c'est mieux», y compris dans sa garde-robe. En collaboration avec responsables.ch, la blogueuse et auteure de «Fashion mais pas victime» Mélanie Blanc vous donne ses conseils pour acheter modérément et rester branché.

Les secrets d'un dressing minimaliste

n/a