Sur la grande table centrale de l’atelier-boutique Baies d’Erelle, à Lausanne, les collections de sautoirs, bagues, bracelets, colliers et boucles d’oreilles laissent la place à de petits établis quelques samedis par année. Aimée pour ses bijoux au charme mystique en laiton et cuivre enrichis de pierres semi-précieuses, que ses clientes portent comme des amulettes, Erelle Bertolini anime annuellement huit ateliers destinés aux novices.

En deux heures, les participants – des femmes, mais parfois aussi des hommes – apprennent les gestes de base de la bijouterie en vue de fabriquer sur place leur propre parure. «Chaque personne a son petit établi avec les ustensiles de base: les trois pinces, coupante, plate, ronde, des anneaux, des chaînes, du fil et quelques pierres pour réaliser tous les montages simples, comme ouvrir et fermer un anneau», détaille la créatrice autodidacte qui a ouvert sa boutique il y a cinq ans. Au centre de la table, elle regroupe un trésor de disques, estampes, éléments de déco et pierres semi-précieuses dans lequel chacun puise ses idées de compositions.

Deux ateliers annuels sont axés sur le concept de grigri ou de talisman. Chaque apprenti apporte de petits éléments personnels susceptibles de s’intégrer au bijou. «Ce peut être une médaille de baptême, une pièce de monnaie d’un pays aimé, une plume… On fait ensuite une construction intime, type breloque ou collier cravate, sur la base de ce que ces objets symbolisent pour chaque personne», poursuit-elle.

Un souci: l’écoresponsabilité

La créatrice, qui conçoit plusieurs collections capsules par année, parfois avec des artistes, affiche désormais des valeurs écoresponsables: «Les pierres proviennent de mines indépendantes, jamais de l’industrie. Elles sont travaillées par des tailleurs, essentiellement chinois, au savoir-faire ancestral. Mon doreur bénéficie d’un label très strict d’écoresponsabilité. Toutes mes clientes me le demandent, car c’est un élément majeur de l’industrie à l’heure actuelle. Il en est de même pour mes chaînes et estampes, qui sont toutes fabriquées en France sans traces de bronze, de plomb ou de nickel. Les boîtes en carton sont fabriquées dans un atelier lausannois de réinsertion sociale.»


Baies d’Erelle, rue de l’Ancienne-Douane 3, Lausanne, tél. 021 558 85 85, ma-ve 11h30-18h30, sa 11-17h. Tous les articles de la rubrique «Un jour, une idée».