Chaque semaine de l'été, «Le Temps» enfile son maillot et se plonge dans l'onde qu'il déniche en Suisse romande. Avec le récit de ces lieux où l'élément aquatique est roi.

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Les rivières de montagne ont un magnétisme bien à elles. La fraîcheur tonifiante du courant. La pureté des cimes qui s’écoule en transparence. Et les feuillus qui penchent au-dessus de l’eau, caressant d’un vert intense le camaïeu gris et blanc des galets…

La liste des rivières de montagne au charme particulier est longue. La Sarine en fait partie. On s’en rend compte en empruntant par exemple le «Chemin de la Sarine au Pays-d’Enhaut». Sur 15 kilomètres, en près de quatre heures, il conduit de Rougemont à Rossinière, en passant par Château-d’Oex. Sur plusieurs secteurs, on marche le long de la rivière, et parfois on s’en écarte pour découvrir les vieilles maisons et les chalets en bois aux façades décorées, comme le Grand Chalet où le peintre Balthus a vécu ses dernières années. A moins de préférer la descente en rafting entre Saanen et Château-d’Oex de «Rivières et Aventures», considérée comme l’une des plus belles de Suisse, à travers les gorges du Vanel et de Gérignoz, qui permet de percevoir le lit de la rivière autrement.

Baignade «consciente»

Cet été, la Sarine devient le berceau de plusieurs retraites au campement éco-luxueux de Nomad Shala monté dans un champ près de Château-d’Oex. Imaginés par un couple formé par Antoine, ancien consultant dans l’hôtellerie, et Simona, thérapeute énergéticienne, plusieurs programmes de six jours sont prévus entre juillet et septembre: parents-enfants, aroma yoga, magie des plantes ou encore yoga du cœur.

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«Ce sont des retraites holistiques qui ciblent le plan physique, émotionnel, affectif, mental, spirituel et relationnel en se connectant à la nature. A travers divers «outils»: développement personnel, yoga, taï-chi, qi gong, danse, chant, breathwork, arts curatifs, méditation, nutrition, art, randonnées ou encore huiles essentielles. Au fil des jours, les participants se mettent à ralentir, échanger, être vraiment présents et comprendre que tout fait sens», détaille l’organisatrice.

A deux pas d’une petite plage de sable, le campement s’étire vers l’eau qui devient un terrain de jeu pétillant. Après un sauna au feu de bois, pour stimuler le système immunitaire et la régénération cellulaire, ou pourquoi pas chaque matin, au réveil, pour travailler sur des aspects émotionnels. «L’eau libère ce dont on a le plus besoin. On se laisse aller avec le courant de l’eau, pour se renouveler, dans un mouvement de transformation intense, témoigne-t-elle. Les plus courageux peuvent même méditer en s’immergeant en partie dans l’eau.»


Nomadshala.

Rivières et aventure.