Un jour, une idée

Bandapar, des pièces à l’âme vintage à découvrir à Genève

La styliste genevoise Mahi Durel lance ses premières séries limitées, empreintes de la meilleure des nostalgies

Lorsqu’on passe la porte de la friperie Wood, l’abondance des pièces et styles différents nous fait rebondir d’une époque à une autre. Dans ce temple du deuxième main pour hommes et femmes, les plus âgés retrouvent le plaisir d’un souvenir, alors que les plus jeunes s’y rendent pour dégoter une pièce unique et originale.

Lors de ses déplacements en France, en Italie et en Belgique, mais aussi lors des pèlerinages aux Etats-Unis, Mahi Durel a un radar pour détecter les vêtements second hand qui sortent du lot ou ceux qui pourraient satisfaire les tendances du moment, secondée par son copain Tristan Basso, musicien et plasticien. Cette serial chineuse a grandi dans une famille arty où récupération et customisation étaient une routine.

Dans le dressing de Mahi Durel («Bolero», 05.10.2018)

Diplômée en stylisme et couture, la jeune femme franco-iranienne a travaillé au Grand Théâtre de Genève comme costumière et mené en duo, avec Caroline Bault, la marque genevoise de prêt-à-porter féminin WellBehave de 2006 à 2011. Si la marque demeure depuis en stand-by, elle a décidé de puiser dans le stock de tissus qui somnolait dans son atelier pour lancer de petites collections ponctuelles. «Certains tissus viennent par exemple de chez Walder à Lyon, un grossiste chez qui s’approvisionnent les costumières du monde entier, mais nous avions également récupéré des coupons d’étoffes en plus de certaines fins de stock.»

Sous le label Bandapar, Mahi vient donc de lancer une série composée de blousons mais surtout des kimonos, du plus traditionnel comme le hanten matelassé pour homme aux versions plus urbaines, fluides et féminines. Elle a également dessiné des shorts taille haute, des pantalons larges en velours ainsi que des imperméables à la Columbo revisités en mode romantique grâce aux empiècements sur le devant et l’arrière et aux originales manches trois quarts évasées en cloches.

En juin, une nouvelle petite série viendra coloniser les cintres de la boutique, dévoile la reine du vintage. «J’ai dessiné des tops, des chemises, des combinaisons jupes-culottes, mais aussi des maillots de bain en lycra qui m’ont donné du fil à retordre pour fabriquer le bon patron. Il s’agit d’un modèle une pièce inspiré des années 1970, nullement échancré, froncé devant et croisé sur le dos.» Une douce extravagance et des prix modiques caractérisent ce nouveau microlabel genevois qui tire la langue à la grande distribution.


Bandapar, Wood Friperie, rue Bergalonne 4, Genève, tél. 076 577 03 78,
lu-sa 12h-18h30. Tous les articles de la rubrique «Un jour, une idée».

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