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L’enseigne de Joe Isidori est connue pour ses «Crazy Shakes», recouverts de cookies et bonbons typiquement américains.
© Black Tap

Un jour, une idée

Black Tap, la décadence américaine

Très populaire outre-Atlantique, l’enseigne new-yorkaise ouvre son premier restaurant européen sur les bords du Léman. Milk-shakes croulant sous les sucreries, burgers XXL… Bienvenue au paradis des plaisirs coupables

Entre deux photos de porridge végane, peut-être êtes-vous déjà tombé, en «scrollant» votre fil Instagram, sur les milk-shakes de chez Black Tap. Pas de doute, vous vous en souviendriez: ces monuments de Chantilly, qui disparaissent sous un déluge de bonbons colorés, de glaçage et de sauce chocolat, font du gringue aux gloutons. Et défient sérieusement les lois de la gravitation.

Huit saveurs régressives

Déclinés en huit saveurs plus régressives les unes que les autres, du beurre de cacahuète au cake vanille en passant par la barbe à papa, les «Crazy Shakes» portent bien leur nom. Follement visuels, ils sont la carte de visite de Black Tap, enseigne new-yorkaise qui vient d’ouvrir sa première succursale européenne à Genève. Aux manettes, on trouve Joe Isidori, jeune chef mandaté à l’époque par Donald Trump pour dynamiser les cuisines de son hôtel de Las Vegas, et qui a décidé en 2015 de lancer sa propre chaîne de restaurants. Mot-clé: décadence… assumée.

Made in USA

En plus des boissons frappées, le menu propose tout ce que l’Amérique a de plus riche et salé: chicken wings, onion rings, frites, sans oublier les incontournables burgers qu’on déguste doubles ou triples, dégoulinant de fromage et enserrés par deux pains mous et briochés.

Une recette qui a valu à l’établissement de gagner de nombreux prix outre-Atlantique et que Black Tap a choisi d’importer telle quelle en Suisse. «Même si nous utilisons de la viande locale, nous n’avons pas voulu européaniser notre burger. Quitte à ne pas faire l’unanimité, précise Lorenz Hagenbüschle, directeur du restaurant de Rive. L’idée était vraiment d’amener un morceau de New York à Genève.»

«Junk food»

Le pari est plutôt réussi: banquettes en cuir, murs de briques et graffitis, bar à bières (américaines), jeunes serveurs qui déambulent en baskets et casquette à l’envers sur fond de musique hip-hop… On se croirait presque à Brooklyn.

Dinner branché à l’atmosphère décontractée, Black Tap n’a rien d’un McDonald’s. A commencer par les prix de ses burgers, qui oscillent entre 20 et 39 francs (pour le spécial bœuf de bison, mozzarella, roquette et parmesan). «Nos produits sont de qualité et nous les cuisinons à la commande. Nous ne sommes pas un fast-food… mais nous servons de la junk food!»

Consommée avec modération, cette «malbouffe» colorée a un charme indéniable. Essai avec le milk-shake Oreo: la cuillère se perd sous la crème et l’énorme cookie glacé, qui tient par miracle sur le dessus, ravit les papilles nostalgiques. Cuisiné, le serveur finit par dévoiler le nombre de calories dudit milk-shake. On ne le répétera pas. Les plaisirs coupables sont parfois les plus savoureux.


Black Tap, cours de Rive 6, Genève, tél. 022 810 83 30, lu-di 11h30-23h30.

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