Après ces semaines de confinement, l’envie démange de se retrouver pour partager rebibes, raclette et fondue. Entre viande séchée du Simmental, moutarde de Saanen et fromages, Gstaad et le Saanenland ne manquent pas de spécialités locales. Et le Saanenland a imaginé des manières originales de les savourer.

Un festin en plein air

Avec son «sac à dos à fondue», Gstaad propose tout le nécessaire pour ce repas propice à la convivialité et aux retrouvailles. Le fromage d’abord: mélange classique ou aromatisé à la truffe, fruit des alpages environnants; les herbes fraîches et le travail des hommes lui confèrent son caractère et ses arômes. Pour s’en rendre compte, un détour par la Grotte à fromages de Gstaad s’impose: cet ancien réservoir d’eau abrite 3000 meules en affinage! Le sac à dos contient évidemment aussi du pain (des boulangeries locales), un réchaud, un caquelon, des épices, des assiettes, des fourchettes… De quoi se poser pour savourer ce festin dans les deux cabanes (Chessler et Bodmen) et les trois caquelons à fondue géants (Schlittmoos, Vorderi Wispile, Grotte à fromage) disséminés au milieu des alpages autour de Gstaad. Jusqu’à huit personnes peuvent s’installer autour de la table centrale.

Parmi les trois caquelons, celui de Schlittmoos, à 1276 mètres d’altitude et quinze minutes de marche depuis le village de Schönried, à 2 kilomètres au nord de Gstaad, offre un panorama sublime à 360° sur les sommets qui cernent le Saanenland.

Méditer au bord des eaux bleues

Pour s’enivrer de grands espaces et de sérénité, après les semaines de confinement, rien ne vaut les abords des lacs. Quoi de mieux que de méditer au bord d’une surface calme, sentir l’énergie des eaux fraîches ou parcourir les berges de ces écrins de montagne, pour recharger ses batteries? La région de Gstaad en compte six, aux atmosphères différentes et tous de nature à étancher la soif d’évasion au vert.

Surplombant le col du Pillon, comme suspendu face à l’impressionnant massif des Diablerets, le lac Retaud invite à l’introspection. Miroir face aux montagnes environnantes, il constitue une passerelle de nature entre la Suisse romande et le Saanenland. Des barques attendent les amateurs d’activités nautiques… et les baignades, au cœur de l’été, y sont délicieuses. Sur ses berges, une halte s’impose à l’hôtel-restaurant du lac Retaud. Ses plats savoureux et ses chambres coquettes invitent à passer la nuit dans ce havre de paix, pour se réveiller le lendemain au cœur de la nature.

Pagayer à proximité des névés

Autre ambiance avec l’écrin de sapins qui entoure l’Arnensee, sur les hauteurs de Feutersoey. Il ressemble à un joyau protégé par un double cocon de verdure: les arbres vert intense juste au bord de l’eau et les alpages aux teintes claires plus haut, un must pour retrouver l’ivresse des espaces sauvages. Et sur le lac, baignade, barque et pédalo sont au programme…

Panorama rude et dépouillé

Toujours dans le Saanenland, mais plus haut perché, le lac de Seeberg, au-dessus de Zweisimmen, invite à la détente dès les premiers jours de mai. Il est l’un des plus purs des Alpes. L’idéal pour renouer avec la montagne et ses sommets et refermer la parenthèse du confinement. La randonnée pour le rallier est sportive, mais depuis le parking de Meienberg, il est possible de rejoindre le lac en moins d’une demi-heure, sans difficulté. Juste de quoi susciter l’envie de se baigner, afin de combiner revitalisation du corps et de l’esprit.

Enfin, une fois l’âme apaisée, les amateurs d’art peuvent questionner le monde et leur représentation de l’environnement avec Mirage Gstaad, une maison aux murs et toits de miroirs imaginée par l’artiste californien Doug Aitken, sur le chemin de randonnée entre Schönried et Gstaad (accessible à pied uniquement).


Pour en savoir plus sur toutes les randonnées possibles à Gstaad, cliquer ici.

D'autres articles sur Gstaad Tourisme ici