Un jour, une idée

La buvette à l’est de la Plaine

Bienvenue sur la vaste terrasse de The Buvette, née avec le nouvel aménagement de la plaine de Plainpalais, à Genève. Au menu, crêpes et galettes

Un jour, une idée

La buvette à l’est de la Plaine

L’été, la Bretonne Nathalie Rime propose aux clients de sa buvette des chapeaux de paille, et l’hiver, des plaids. Ici, sur le côté est de la plaine de Plainpalais à Genève, «ce sont le soleil et la pluie qui font les horaires», dit cette crêpière «demi-celte», jeu de mots lacanien pour expliquer ses origines française, algérienne et bretonne.

The Buvette, anciennement Plaine Nature, est un enfant du nouvel aménagement de la plaine de Plainpalais, projet global toujours inachevé (l’arborisation moderne du Mail étant au point mort). Avant, le passant patinait dans la boue et les crottes. Désormais, il traverse toute la surface du losange comme il l’entend et il a accès à deux jolies buvettes (l’autre se situant côté sud). Les Genevois ont adopté la buvette Est comme on aurait choisi sa plage. La terrasse est l’une des plus grandes du monde – on peut se déplacer sur le ghorre du Beaujolais avec son verre – et l’une des plus belles. Les soirs d’été, les rayons du soleil inondent les lieux, parés de tentures rouges. «La buvette est à l’abri du bruit», souligne Nathalie Rime.

La genèse de The Buvette, ouverte en 2012, est liée aux crêpes, ou plutôt, aux galettes. «Elles sont préparées avec du sarrasin, donc sans gluten et sans lactose», souligne la patronne, qui a écumé des années durant des festivals suisses avec une crêperie mobile. A Brest, grand-maman cuisinait des plats dans une école de voile. «Il y avait une crêperie et c’était mon endroit favori», se souvient Nathalie, devenue Rime par amour pour un Genevois rencontré aux Diablerets. Elle était venue dans les Alpes pour vendre des habits de surf des neiges fabriqués par ses soins au Togo!

Que mange-t-on à la buvette? Des galettes, dont le sarrasin vient de Maure-de-Bretagne. La version classique (jambon, œufs, fromage) coûte 12 francs. La simple, 8. Les clients demandaient toujours des hot-dogs. La patronne, qui aime New York, propose donc un hot-dog façon Manhattan, avec «relish» idoine (cornichons, poivrons, oignons, etc.). Il y a des glaces artisanales et un bar à sirop pour les gosses (2 francs le verre). Les commandes se font au comptoir, où l’accueil est souriant. «On prend un moment pour papoter», dit la tenancière.

La buvette est un temple dressé aux dieux de l’apéro. On boira: une citronnade, un thé froid maison pour 4,50 francs (en fait, une verveine avec fleurs d’oranger, citronnelle et réglisse); ou une Calvinus pression (4 francs) ou encore une Murailles brassée à Meinier (7 francs). S’il fait froid, on prendra un tchaï, préparé par Vinod, l’Indien du bar. Ou un chocolat guimauve. S’il neige, et que c’est ouvert, The Buvette vend aussi des soupes. Par exemple, une soupe carottes et pain d’épice.

The Buvette, plaine de Plainpalais (côté rond-point de Plainpalais), ouvert toute l’année dès 9 heureset jusqu’au coucher du soleil.

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