Il faut ouvrir l’œil, éventuellement prendre une loupe, pour être en mesure d’apprécier tous les détails de ces œuvres à peine plus larges qu’une pièce de monnaie. La finesse d’un trait incisé dans le métal par le burin du graveur, les pigments en dégradés de l’émail, les mille nuances de beiges d’une marqueterie de paille transforment certains cadrans en objets d’art… Si ces derniers sont rares et précieux, c’est plus par la valeur du geste des artisans qui les ont conçus que par le caratage des diamants qui les illuminent. Ces pièces d’exception, éditées en petites séries confidentielles, reposent sur des techniques ancestrales, qui, pour la plupart, ne s’enseignent pas dans les écoles mais se transmettent de maître à apprenti.