Sur Instagram, au tout début du confinement, tandis que certains comptes comme @corona_anxieux_united ont émergé pour permettre à toute une congrégation de bileux de se sentir moins seuls, d’autres ont révélé le remède miracle de certains influenceurs en pleine pandémie: un petit sachet d’herbe ou un flacon de verre sur lesquels étaient inscrites trois lettres mystérieuses, CBD. Acronyme de cannabidiol, cette substance est un des cannabinoïdes que l’on trouve dans la plante de chanvre cultivée en Suisse avec une teneur en THC inférieure ou égale à 1% (contrairement à de nombreux pays européens où le taux est limité à maximum 0,2%). Il est censé apporter sérénité et relaxation à ses utilisateurs. Le tout sans l’effet psychotrope et planant du THC, autre variation plus connue du cannabis.

Sur les réseaux sociaux, on l’affiche ouvertement avec ou sans filtre, de l’influenceuse féministe française, Lauren Bastide, fondatrice du podcast La Poudre, à l’actrice et fondatrice d’une griffe de vêtements pour yoga, Kate Hudson, en passant par la créatrice de bijoux Jacquie Aiche. Lauren Bastide a même publié cette légende: «CBD + podcast: mon duo gagnant du confinement». Lancée il y a deux ans par deux Genevois et Bernard Rappaz, le chanvrier suisse, activiste de la plante, la marque Holyweed le confirme: ses ventes ont explosé. «On n’a jamais autant vendu que pendant le confinement. On est passé d’une vingtaine de commandes par jour à 80 à 100 commandes par jour», souligne Kelly Szabados, directrice communication d’Holyweed.