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mode

Celine, le défilé de la saison

Alors, comment était le premier défilé de Phoebe Philo pour Celine? Réponse: à la hauteur du suspense. Recit.

Alors? Alors, le défilé a eu l’air de durer 3 minutes. Ce qui, même en tenant compte de l’allure très speedée des mannequins, signifie que la collection était belle, très belle, énergique et inspirante. Oui, mais encore? Alors c’était beige et noir, caramel et blanc mastic, structuré et délicieusement flou aussi, complètement moderne et très classique, minimaliste avec passablement de cuir urbain, très peu de sacs et des éclairs bleu ou vert canard.

Reprenons. Il est 16 heures largement passées. Paris, place Vendôme. Défilé de la marque française Celine. C’est le show de mode le plus attendu parmi les 300 (voire plus) qui ont eu lieu, à New York, Londres, Milan et qui se terminent cette semaine à Paris, pour présenter les vêtements du prêt-à-porter féminin du printemps 2010. C’est la première collection pour Celine dessinée par Phoebe Philo. Au début des années 2000, cette designer de mode avait complètement emballé le public des fahsionistes, à la tête de la marque Chloé. Puis elle a pris du recul. Ce soir, elle revient.

Autant Phoebe Philo avait porté, à la tête de Chloé, la vague vintage avec broderies passées et imprimés très féminins, autant, pour son retour, elle a respecté les codes Celine. Une allure libre, allant à l’essentiel, presque sportive, toujours chic, pas du tout jeuniste. Il y a des épaulettes sur des tops très moulants et fins, des boléros de cuir noir sur des robes de lin naturel, des lavallières chantilly sur une robe de peau noire, des minijupes de cuirs tendus. La clé de l’allure réside dans le côté très près du corps des hauts fumés et dans les pantalons vraiment oversized, dans la légèreté des vestes militaires dont le dos rebique coquettement, dans une jupe de soie aux trois tons de sable battant sur un frémissement de plis. A mettre définitivement sur liste A: les pantalons très, très oversized qui simblent de lin brut, vraiment épais, qui tirent toute leur beauté de leur raideur et de la bande de cuir qui court le long de la jambe, comme sur un smoking.

Comme naguère, Phoebe Philo a su ramasser l’air du temps, le capturer. Cela se voit à la palette de noirs mêlés aux beiges tirant sur le roux. La première de ces couleurs est associée à la ville, la seconde à la nature. Une association vue partout à Paris, mais jamais aussi belle qu’ici. Le tout dégage un air de luxe sobrement somptueux (éclats brillants noirs sur des tops fumés) mais naturel. Le signe que l’air du temps sera, enfin, à l’éco-luxe?

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