Depuis le Mont-d'Arbois à 1350 mètres, Megève étale en contrebas sa constellation de chalets. Jamais trop hauts, jamais trop grimés. Presque simples. Voilà qui différencie la station haut-savoyarde d'autres qui ont beaucoup bétonné et empilé les étages. Megève, 3100 habitants, 50 000 l'hiver (sauf bien sûr cette année), est demeuré un village. Rues dédiées aux piétons, petits commerces de proximité et, alentour, des terres encore livrées aux vaches et moutons. «Nous avons réussi ici le compromis entre le luxe et la famille, les Rothschild y sont pour beaucoup», résume Catherine Jullien-Brèches, la maire.

Retour au Mont-d'Arbois. «Une bulle de contemplation», décrit joliment une ambassadrice d'Edmond de Rothschild Heritage, qui regroupe depuis 2016 les activités art de vivre, dont la viniculture, la gastronomie et l'hôtellerie de luxe. La saison 2020-2021 devait célébrer le centenaire du lien très serré entre la famille de Rothschild et la station. Las, la crise sanitaire a réduit à une peau de «phoque» les festivités. On a illuminé en rouge (la couleur des Rothschild) le grand sapin et un superbe ouvrage, Megève, 100 ans d'engagement Rothschild 1920-2020 a été publié; voilà à peu près tout.