Mode masculine

Changement d’ère et changement d’habits

Ces 15 dernières années, l’allure de l’homme de la rue a vécu trois métamorphoses. Souvent sans que le mâle lambda ne s’en rende compte. Résumé

Ces 15 dernières années, l’allure de l’homme de la rue a vécu trois métamorphoses. Souvent sans que le mâle lambda ne s’en rende compte. Résumé.

La maigreur (1995-2000)

Un designer alors inconnu, Hedi Slimane chez Dior, impose un look inspiré des années 60-70: jeans moulants, veste étriquée, silhouette slim. L’homme de la rue regarde avec mépris cette mode des habits maigres. Quinze ans plus tard, sans qu’il s’en soit rendu compte, tous ses habits ont minci. L’ado ne porte plus de pantalons baggy. Le pantalon de costume classique a perdu ses pinces, les épaules des vestes ont fondu, le costard se porte à l’anglaise (légèrement étriqué, comme le prince Charles), les cravates les plus traditionnelles ont diminué de 3 centimètres.

Le mythe classique (2000-2010)

Dans les défilés et les magazines, c’est le grand retour du costume à l’ancienne, des traditions, l’éloge du sur-mesure. Ce sont les footballeurs qui divulguent cette mode lancée par les marques du luxe. Conséquence: aujourd’hui, le costume n’est plus vu comme ringard, les ados rêvent de blazers et de pompes en cuir. Les hommes d’affaires retournent chez le tailleur. Toutes les grandes marques ont relancé le sur-mesure. Le swag (la classe, le style, comme disent les moins de 20 ans) a chassé le cool.

Le business casual (2010-…)

Une garde-robe chic qui emprunte au sport ses parkas et ses matières techniques (lire ci-contre). Une veste impeccable. Un col roulé. Zéro cravate mais une pochette. Un grand manteau classique pour sauter d’un avion à une réunion, du scooter au lounge climatisé. Mode de synthèse. St. Bo.

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