En 1969, dans le film Virages (Winning), Paul Newman, une Cosmograph Daytona au poignet, incarne Frank Capua, champion automobile, tellement obsédé par son sport qu’il en délaisse sa femme.... Déjà montre culte, la «Dayto», comme on la surnomme familièrement, passe alors au statut de mythe. Elle défraie depuis la chronique des ventes aux enchères. Cette année, Rolex revisite ce modèle iconique. Doté d’un cadran en météorite et propulsé par le calibre automatique 4130, il se décline en trois nouvelles versions, en or gris, jaune ou Everose (un alliage spécialement développé par la manufacture genevoise).

Age d’or de la compétition automobile, les années 1960-1970 sont aussi l'époque bénie des chronographes automatiques. A peine lancés sur le circuit, les différents modèles étaient de ceux que les amateurs de vitesse et d'horlogerie s’arrachaient.  

Sous le capot, un moteur puissant

Parmi ceux-ci, la Carrera de TAG Heuer qui fait elle aussi son retour en piste dans une luxueuse livrée inspirée par la marque automobile de sport Porsche, nouveau partenaire de l’horloger de La Chaux-de-Fonds. Présenté en édition spéciale, ce chrono se distingue radicalement de l’original créé en 1963 par Jack Heuer pour permettre aux pilotes de circuit de lire l’heure d’un rapide coup d’œil. Il en conserve néanmoins l’esprit de performance. Sous le capot, le Calibre Heuer 02 automatique donne le tempo avec précision. Son cadran gris asphalte est souligné par une lunette tachymétrique en céramique d’un diamètre de 44 mm.

Chez Breitling, l’échelle tachymétrique qui met en valeur le pourtour du cadran de la nouvelle génération de chronographes Chronomat est elle aussi une référence directe à l’univers de la course automobile. Mais ce modèle, né dans les années 1940 et réinterprété en 1984, fait surtout un clin d’œil technique à la course au premier chronographe automatique lancée en 1969 et à laquelle elle avait pris part via l’invention du Chrono-Matic. Ce modèle en acier de 42 mm surmonté d’une lunette tournante est équipé d’un mouvement B1, héritier direct du Chrono-Matic.

Haute fréquence

Cette large lunette, on la retrouve également sur la Chronomaster Sport dévoilée en début d’année par Zenith. Ici, pas de tachymètre mais plutôt une graduation très serrée permettant de lire lisiblement les temps chronométrés. Si cette dernière n’est pas intimement liée à l’univers de la course automobile, elle reste une référence en matière de vitesse puisque son calibre El Primero 3600 à haute fréquence est le descendant direct du mythique chronographe automatique développé par Zenith en 1969, capable de mesurer le temps au 10e de seconde. Côté look, la marque mise sur un boîtier en acier de 41 mm, une lunette en céramique noire polie et un cadran signature à trois compteurs tricolores inspirés du modèle historique A386. Un chrono emblématique réinterprété au fil des décennies pour s’adapter aux tendances du moment mais dont l’aura originelle continue de s’exercer au poignet. En piste!

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