Vacances à l’italienne (4/6)

«Ciao amore», l'été est fini

Une invitation au voyage à l’italienne par notre chroniqueuse des mardis de l'été. Avec les souvenirs olfactifs et les photos mentales que tous ont, un jour ou l’autre, sauvegardés dans la mémoire des moments familiaux

Le temps d’un été… Francesco a changé la vision de l’amore, il l’a transformée, un soir en allant à un concert sur la place du village. Le cœur en bataille, les carillons dans les oreilles, Francesco était l’amour avec un grand «A», encore plus craquant qu’un cornetto al bacio (glace au gianduia). Quelques jours baignés dans l’idylle, les projets fous et les promesses éternelles. L’amour sous la lune, sur la plage et main dans la main à se susurrer des déclarations infinies…

Le cœur enfermé

Jusqu’au 21 septembre. Date butoir de l’amour d’été, à l’italienne. On n’a pas fini de toucher le ciel du bout des doigts qu’il a filé, une ou deux cartes postales (très eighties) ont fini par sceller la cage dans laquelle Francesco nous a enfermé le cœur. Pour la vie. En été, ça doit être simple, il fait trop chaud pour devenir sérieux. Alors qu’on avait déjà envisagé la vie sur le modèle de Roméo et Juliette, le décor s’écroule. Le cheval blanc s’est pris un pavé sur une route mal goudronnée.

Quand on vit un peu plus haut sur la carte, on n’imagine pas les choses comme ça. La pluie, ça aide à garder les idées claires, mais le soleil, ça tape, au rythme des battements qui finissent par s’accorder aux flux des larmes. Pourtant, un amour d’été c’est doux, c’est beau, ça met du baume et ça fait ressentir les papillons! Comment oublier les soirées à manger des spaghetti con le vongole façon La Belle et le Clochard, insouciants et heureux? Avec la sensation d’être uniques au monde, tant le scénario est parfaitement dirigé.

Les coins cornés

Au son d’une serenata, l’été a laissé sa trace, celle des souvenirs inoubliables d’une aventure à la stracciatella, maculée de bien et de ce mal qui fait grandir. Les promenades au bord de l’eau acquièrent pour toujours un goût d’histoire, la méthode «Assimil – italiano facile» dans la poche qui garde, comme le cœur, les coins cornés.


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