Le témoignage

Claudia Comte: «Etre artiste avant tout»

Claudia Comte sculpte avec une tronçonneuse. Mais sa pratique l’a surtout menée sur le terrain très masculin de la peinture géométrique

Port Antonio, troisième ville de Jamaïque. Un décor paradisiaque avec cocotiers penchés sur des eaux turquoise et huttes en feuilles de palme perchées sur pilotis. Mais aussi lieu de résidence artistique pour alerter sur la menace qui pèse sur ce fragile écosystème.

C’est là que, en mars 2019, l’artiste vaudoise Claudia Comte passait six semaines de résidence à l’invitation de la TBA21-Academy de Francesca Thyssen-Bornemisza qui gère l’Alligator Head Foundation «pour aider à la préservation de la faune aquatique et des coraux de Port Antonio», explique l’artiste très engagée écologiquement. «Je cherche des moyens par lesquels l’art peut aider à prendre conscience du réchauffement climatique. Et comment, en collaborant avec des activistes, des scientifiques, des experts de l’environnement, le travail des artistes peut susciter de nouvelles manières de réfléchir à la crise écologique. Protéger la nature est devenu plus vital que jamais.»