Cela survient comme surgissent les coups de foudre. Ou comme naît l’inspiration chez le chroniqueur hors délai (là, je parle de moi, of course). D’abord, un frisson traverse le corps de ma chienne, il électrifie sa peau, il sprinte le long de son échine, il fait friser son œil déjà vif argent. Ça y est. La danse, sa danse est en train de naître, les dieux de la chorégraphie sont entrés dans son corps étonnamment plastique. Kimbelle, ma Kimbelle, soudain, c’est Noureïev mais en mieux. Pina Bausch mais en plus guilleret. Maurice Béjart mais en moins pompeux, Michael Jacskon en moins frénétique. Allez vous rhabiller, bipèdes pétassières qui ahanez dans Danse avec les stars. Comme tous les matins, Kimbelle devient l’avatar de Shiva.