Un jour, une idée

Le «crowdbutchering», ou comment partager un bœuf bio

Pour chaque animal vendu par Happymeat.ch, une barre de progression indiquera le pourcentage encore disponible, afin de promouvoir une consommation de viande consciente et relevant d'un commerce équitable entre le producteur et le consommateur

Acheter en ligne plusieurs parts d’un bœuf suisse qui ne sera abattu qu’une fois la totalité de sa viande bio vendue, c’est le principe du «crowdbutchering». Après un premier succès en Suisse alémanique, sur Kuhteilen.ch, l’élan romand a été donné par les deux amis d’enfance à la tête de la start-up Happy Meat, basée à Renens

Pas d'abattage abusif

Kim Chiquet et Kansu Cokatak sont sur le point de livrer les premiers paniers d’une opération-test dont les ventes se sont envolées en quelques heures. De nouvelles bêtes ont été mises en ligne. «Il s’agit de bœufs Angus ou croisés Aubrac et Hérens, élevés dans des fermes vaudoises ou fribourgeoises que la communauté pourra visiter. Pour chaque animal, une barre de progression indiquera le pourcentage encore disponible, afin de promouvoir une consommation de viande consciente et relevant d'un commerce équitable entre le producteur et le consommateur, tout en évitant l’abattage abusif et le gaspillage», précise Kim Chiquet.

Une gamme d'excellence

Conditionnés sous vide pour faciliter leur conservation, les trois types de paniers – classic: 4 kg; family: 8 kg; premium: 8,5 kg – comprennent une variété de morceaux, du rumsteak au ragoût, en passant par le bouilli, l’émincé, l’entrecôte ou la viande hachée. Histoire d’inciter les ménages à réapprendre à cuisiner des recettes de grands-mères, en phase avec les paniers de légumes... En parallèle, les deux associés de la boucherie en ligne développent une gamme d’excellence livrée des Etats-Unis(Black Angus), du Japon (Wagyu et Kobe) et de la pampa d’Argentine.

HappyMeat, 1-3, av. de l'Eglise-Catholique, Renens (VD), tél. 021 634 13 16, lu-ve 9-19h, sa 10-16h, www.happymeat.ch

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