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haute couture

Dior et l’après...

S’il y a eu le Dior de Christian Dior, d’Yves Saint Laurent, de Marc Bohan, de Gianfranco Ferré avant celui de John Galliano, on attend de savoir désormais de quoi l’après sera fait

La question qui se posait, après le défilé Dior, n’était pas tant de savoir ce que l’on a vu que ce que l’on n’a pas vu: une cohérence, une histoire qui emporte. Celle-ci était peuplée de trop de personnages, trop de pistes, trop d’intrigues, et l’on s’est perdu. Ce sentiment était d’autant plus prégnant après avoir vu l’exposition Le XVIIIe au goût du jour, au Grand Trianon à Versailles, avec le savant dialogue instauré par Olivier Saillard, le directeur du musée Galliera, entre des costumes de l’époque et des créations des couturiers et créateurs contemporains, dont les robes spectaculaires d’inspiration Marie-Antoinette dessinées par John Galliano pour Dior. Vues il y a quelques années sur le podium, posées sur des filles aux talons vertigineux, on s’était dit que ces extravagances devraient entrer directement dans un musée sans même passer par le stade «cliente». Mais au-delà de tous les excès, on savait exactement où l’on était: le fil de l’histoire était maîtrisé de bout en bout. On s’habitue aux contes...

Peut-être fallait-il lire ce défilé comme un cadeau à Bill Gaytten, qui l’a conçu. Au titre de la fidélité. C’est lui qui a secondé John Galliano, qui a permis depuis plusieurs années aux rêves du couturier de trouver matière à s’incarner, lui qui a pallié ses absences devenues récurrentes, qui a tenu les rênes des ateliers et a rendu possible l’enchantement renouvelé. Peut-être…

Mais s’il y a eu le Dior de Christian Dior, d’Yves Saint Laurent, de Marc Bohan, de Gianfranco Ferré avant celui de John Galliano, on attend de savoir désormais de quoi l’après sera fait.

Au moment où nous mettons sous presse, le Women’s Wear Daily semblait savoir qu’il s’agirait du Dior de Marc Jacobs. Le créateur new-yorkais a su montrer dans le dernier défilé Louis Vuitton qu’il savait manier l’humour, le glamour, la rigueur, le tout saupoudré d’une pincée sulfureuse. Il n’a encore jamais dessiné de collection couture, mais avec le talent des ateliers de la maison, l’obstacle n’a aucune raison d’être. Marc Jacobs a l’art de raconter des histoires d’aujourd’hui, l’art de saisir les besoins d’une époque, il sait regarder dans le rétroviseur, juste ce qu’il faut. On se souvient qu’en 2006 il exprimait un désir d’entrer un jour chez Chanel...

Et si c’était Dior?

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